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un patrimoine à découvrir


Fief seigneurial depuis le XIVe siècle, la ferme de la Tour, outre ses fonctions agricoles, est devenue aujourd'hui un centre équestre actif, en pleine évolution.
De l'extérieur, la ferme de la Tour ressemble à une ferme briarde avec sa cour intérieure entourée de hauts bâtiments. Ses plus anciens vestiges datent du IXe siècle. Des moines du domaine des Camaldules d'Yerres avaient fait construire un premier corps de bâtiment pour leur logement et leurs activités séculières. L'édifice avait été prolongé par un cloître, à l'emplacement des écuries actuelles. En 1332, Adam Griveau, écuyer du roi, par acte officiel devint le premier seigneur du fief de la Tour. La guerre de Cent ans qui s'acheva en 1453, contribua à la ruine de cette famille. Le fief de la Tour passa aux mains de Jean Amiart, officier au Châtelet de Paris et resta dans cette famille jusqu'en 1719. Jean de Montmartel, banquier de la cour du roi Louis XV, en devint le nouveau propriétaire, et fit entrer le fief de la Tour dans le marquisat de Brunoy. Son fils Armand Louis Joseph de Monmartel, vendit le domaine à Monsieur, frère du roi, comte de Provence qui le garda jusqu'en 1791, date à laquelle il émigra. Une grande tour carrée, deux corps d'hôtel, un colombier, une grange, des bergeries, des écuries contribuaient à faire du seigneur de la Tour de Tigery, le détenteur de la basse et moyenne justice. Fin XVIIIe siècle, la ferme devint la propriété de la famille de Kergolay, qui la revendit à la Caisse des Dépôts
En 1926, Henri Brunet maire du village, céda ce bien qu'il détenait en fermage, à son fils René Brunet lui aussi maire du village et c'est en 1988 que Didier Brunet et Laurence son épouse, achètent l'ensemble du domaine. Dés lors, ils consacrent tous leurs efforts à la restauration de ce patrimoine. En dix ans, ils refont la cour, les toitures et les divers bâtiments qui tombaient en ruine. Didier Brunet continue le travail agricole, Laurence Brunet assure la gestion du centre équestre. Pension pour les chevaux en 1989, poney-club depuis 1997, le centre équestre n'a cessé d'évoluer.
Arlette Roux
"Le Républicain", Edition Nord-Essonne, Jeudi 25 juillet 2002